Bioconvergence et Corabio publient ce mois-ci l’édition 2014 du mémento de l’agriculture bio en Rhône-Alpes, à partir des données de fin 2013 des deux observatoires régionaux de la bio, de l’amont et de l’aval. Imprimée en 8200 exemplaires, cette publication est disponible à Corabio et sera également téléchargeable sur www.corabio.org à partir de mi-février. Corabio les enverra d’abord aux 2867 producteurs bio, afin de les remercier pour leur participation à l’enquête menée en 2013. Leurs réponses sont précieuses pour les associations du réseau Corabio car elles permettent de suivre les évolutions de la bio dans différents territoires et de mieux accompagner les producteurs et la structuration des filières.

Depuis le 1er janvier 2014, la ville de Saint-Etienne propose des repas 100% bio en restauration scolaire (lorsque les produits sont disponibles sur le marché), tout en privilégiant au maximum le local. En gestion concédée auprès de la société Elior, la cuisine centrale de Saint-Etienne a commencé à proposer 50% de produits biologiques en 2009 avec un objectif de progression de 10% par an afin de laisser au prestataire et au marché le temps de s’adapter. L’ARDAB accompagne la ville dans sa démarche et a conduit un programme de sensibilisation du personnel de restauration (400 personnes) afin que les équipes de service et de cuisine soient en capacité d’informer les élèves et de communiquer sur le projet de la ville.

Le salon mondial Millésime Bio, qui s’est déroulé du 27 au 29 janvier 2014 à Montpellier, comptait 800 exposants provenant d’une douzaine de pays, dont plus d’une trentaine de domaines de Rhône-Alpes. Corabio, grâce à l’aide de la Région dans le cadre d’un partenariat avec Organic Cluster, a permis à des vignerons de louer des stands à prix réduits afin de découvrir ce salon et d’y exposer pour la première fois. Au final, ce sont 3 d’entre eux qui ont vu leurs vins obtenir une médaille au Challenge Millésime bio sur les 9 domaines rhônalpins médaillés. Rhône-Alpes était bien représentée au sein des vins médaillés blancs et effervescents, avec notamment des médailles d’or pour les domaines de la Ville Rouge, Barou et Achard Vincent. Corabio est allé à la rencontre des vignerons sur le salon, qui trouvent ce rendez-vous incontournable pour retrouver certains clients et se faire de nouveaux contacts, ils étaient satisfaits de cette édition.

Le site internet www.auvergnerhonealpes.bio met à disposition du public deux moteurs de recherche pour permettre de localiser les producteurs bio en Auvergne-Rhône-Alpes. L’un est destiné aux consommateurs souhaitant trouver des producteurs bio en vente directe près de chez eux et recense également les agriculteurs adhérents à la marque « Bio et local, c’est l’idéal®. En direct de la ferme » : rendez-vous dans l’Espace consommateurs. L’autre moteur en ligne est à destination des restaurants collectifs à la recherche de producteurs bio d'Auvergne-Rhône-Alpes fournissant la restauration hors foyer : rendez-vous dans l’Espace Restaurants collectifs. Les recherches s’effectuent par département en sélectionnant le type de produit recherché.

brebis alpage diois 2L’aide aux ovins et aux caprins est renouvelée pour 2014. Les producteurs concernés ont jusqu’au 31 janvier pour réaliser leurs demandes d’aide en ligne sur le site TelePAC. La fiche récapitulative du réseau Corabio vous présente l’essentiel de cette aide.

telecharger > la fiche récapitulative

L’accès au foncier est l’un des freins majeurs à l’installation agricole. Actuellement en France, l’équivalent d’un département perd sa vocation agricole tous les sept ans à cause de l’urbanisation, et ce phénomène s’accompagne d’abandon de terres qui ne sont plus mises en culture. La disparition de ces espaces de production, qui concerne majoritairement les zones périurbaines, représente d’autant moins de sources d’approvisionnement en produits locaux et/ou biologiques, notamment pour la restauration collective, débouché qui peut pourtant être un levier pour favoriser et faciliter l’installation de porteurs de projet. Face à cet enjeu, une étude a été réalisée afin de faire un point sur la situation du foncier agricole en France, sur les mécanismes économiques et réglementaires qui entrent en jeu, et sur les principaux acteurs du foncier. Des initiatives mises en place pour la préservation du foncier agricole sont présentées. Elles concernent un panel varié d’acteurs et mobilisent divers outils. Ce travail a été réalisé dans le cadre du projet « Développement des filières biologiques du Massif Central pour répondre aux besoins de la restauration collective », porté par le Pôle Agriculture Biologique Massif Central. Cette synthèse est destinée à celles et ceux qui souhaitent mieux comprendre les mécanismes en jeu et s’investir dans la préservation du foncier.

Plus d'info : synthèse disponible sur www.abiodoc.com

Le système des quotas laitiers, avec une gestion administrative des volumes de lait et des recommandations interprofessionnelles des prix du lait, prendra fin en 2015. Il s’agit d’une opportunité à saisir pour les éleveurs laitiers pour rééquilibrer le rapport de force avec l’aval de la filière, très concentré. Pour peser dans les négociations sur la gestion des prix et des volumes, il est nécessaire de se fédérer. Différentes formes de groupements de producteurs existent et les Organisation de Producteurs (OP) reconnues peuvent officiellement négocier les contrats cadres avec les laiteries, déclinés en contrats individuels. Le réseau Corabio a organisé une rencontre régionale des éleveurs laitiers bio à Vienne le 12 décembre, en présence de la FNAB et Lait Bio de France. Biolait est une OP depuis le mois de juin dernier et une reconnaissance OP est en cours pour l’association des producteurs bio livrant à Danone en Rhône-Alpes. Tout groupement d’éleveurs laitiers bio est invité à rejoindre l’Association Lait Bio de France, lieu d’échanges sur la filière, pour être mieux informé et plus fort dans les négociations locales.

Une étude Ipsos et RESPECT’in sur la confiance alimentaire montre que 62% des Français estiment manquer d’informations sur la qualité des produits qu’ils achètent. En 2013, 7 Français sur 10 se disent inquiets de ne pas réussir à se procurer une alimentation saine pour leur santé. Pour les rassurer, si le plaisir reste le principal critère d’achat, toutefois l’origine, le lieu de fabrication et la composition deviennent des arguments forts, devant le label, la praticité et l’originalité. L'attention accordée à l’origine et à la composition des produits les amène à lire souvent, voire systématiquement, les emballages des produits achetés pour la première fois. Mais les consommateurs restent « perdus » : les informations sur les emballages sont à la fois trop nombreuses, insuffisantes et pour beaucoup incompréhensibles. De « nouveaux acteurs » émergent pour pallier leur défiance : les associations de consommateurs et les agriculteurs détrônent les experts scientifiques. Producteurs et agriculteurs biologiques sont des leviers de forte réassurance au sein de la chaîne de production en matière de goût, de sécurité et de respect de l’environnement.


Source : IPSOS, 06/11/2013. En ligne sur www.ipsos.fr

La journée technico-économique régionale sur les grandes cultures bio du 17 décembre à Chabeuil fut l’occasion pour divers acteurs de la filière de faire le point sur l’offre et la demande et d’échanger sur les techniques de production. La demande pour les grandes cultures bio origine France est croissante et se ressent en Rhône-Alpes, par exemple pour l’alimentation humaine,  en blé tendre, soja, colza et tournesol. Un groupe de travail s’organise autour de la mise en place d’une filière bio et locale des blés anciens pour répondre à la demande des boulangers bio et des consommateurs. L’association Malteurs Echos, créée en 2011 pour répondre à la demande de malt bio local, regroupe des producteurs, brasseurs et consommateurs. La production a démarré cette année et un travail de structuration de la filière est en cours. Le nouveau silo biologique de la Coopérative Drômoise de Céréales, d’une capacité de 20 000 tonnes est en activité depuis l’été dernier. La demande est présente aussi pour l’alimentation animale et Cizeron bio contractualise, avec des prix minimum garantis, avec certains fournisseurs.

L’incontournable salon professionnel international des vins bio, Millésime bio, se tiendra du 27 au 29 janvier 2014 au parc des expositions à Montpellier. Pour cette édition, 800 producteurs en provenance de 12 pays exposeront. Parmi eux, 44 domaines de Rhône-Alpes seront représentés. Retrouvez les 13 caves bénéficiant des stands collectifs de Corabio, avec l’aide de la Région, en partenariat avec Organics Cluster : les domaines Renardat Fache (01), Trichon (01), du Mas d’Intras (07), Méryl Croizier (07), de Montmartel (26), du Rieu Frais (26), de Lucie (26), Jean-Claude Raspail et Fils (26), du Coriançon (26), de la Ville Rouge (26), des Vins de la Madone (42), des Grandes Bruyères (69) et des Bertrand (69). Rhône-Alpes, 4ème région viticole bio de France, compte 562 exploitations viticoles bio, présentes dans chacune des appellations, pour 4 960 ha en bio ou en conversion ainsi que 16 caves coopératives offrant des gammes bio.

Plus dinfo : www.millesime-bio.com

Parce qu’il n’est pas toujours facile pour les agriculteurs bio ou en conversion de s’approvisionner en fournitures autorisées par le cahier des charges de l’agriculture biologique, Corabio édite le Biofuté afin de leur permettre de trouver une large gamme d’équipements et de fournitures (tels que fertilisants, produits phytosanitaires, plants et semences, homéopathie, intrants...) ainsi que les différents services spécifiques à la bio dont ils pourraient avoir besoin (conseils, analyses, formations...) La nouvelle édition du Biofuté vient d’être adressée à tous les adhérents des groupements d’agriculteurs bio de la région.

Bon de commande en ligne sur www.corabio.org

Le colloque de RésOGM Info « Du génie des plantes à l’agro-écologie » tenu jeudi 14 novembre dernier en partenariat avec l’ADABio, Reinach Formations et la ville de La-Motte-Servolex, a fait salle comble avec 300 participants. Les conférences plénières ont permis d'aborder la vie du sol sous l'angle du vivant et des découvertes récentes faites en ce sens (fertilité et formation du sol, cycle de la matière organique, la communication et la coopération dans le sol) ainsi que les connaissances en matière de défenses naturelles des plantes, de leur stratégie de communication et de lutte. Une présentation de l'agro-écologie a ensuite permis d'en saisir les grands principes. Suite à des ateliers thématiques, la journée s’est terminée par une table ronde sur la place de l’agro-écologie ou thèmes s’en rapprochant au sein de la recherche (INRA) et de l’enseignement (Reinach, ISARA). Les actions de recherche et de diffusion menées par l’ADABio (recherche et développement en viticulture, parrainage, bulletins techniques,…), par ADABio Auto-construction (machinisme) et par le collectif pour le développement de l’agro-écologie (CDA) y ont été abordées. Les actes du colloque seront prochainement disponibles sur www.resogm.org.

Feltenc-2Rhône-Alpes est la 1ère région française en nombre d’exploitations bio avec 2867 fermes pour 96027 ha en bio ou en conversion fin 2013. La bio représente ainsi 7,3% des exploitations rhônalpines et 6,2% des surfaces agricoles régionales. Le nombre d’exploitations bio de la région a pratiquement doublé de 2007 à 2013. Après un développement particulièrement fort en 2009 et 2010, la progression du nombre de fermes bio se poursuit mois rapidement depuis, avec tout de même 200 exploitations nouvellement engagées en bio en 2013. C’est également la 1ère région en nombre de préparateurs bio, au nombre de 1060 : 438 transformateurs, 331 boulangeries, 10 boucheries, 267 terminaux de cuisson de pain de supermarchés, 14 restaurants certifiés. Avec 319 magasins spécialisés bio et 234 grossistes, Rhône-Alpes est la 2ème région en nombre de distributeurs bio.

Plus d'info : L’agriculture bio en Rhône-Alpes - Les chiffres de la production, transformation & distribution - édition Corabio et Bioconvergence 2014 - 48 pages

Depuis 2006, Corabio, avec le soutien financier de la Région Rhône-Alpes, accompagne des lycées à introduire dans leur restaurant des produits biologiques locaux. Lors de l’année scolaire 2012/2013, les achats en produits bio des lycées de cette opération ont atteint 882 000 € pour un volume de 221 tonnes (pour 54 lycées). Les plateformes de producteurs ont été les principaux fournisseurs (les achats auprès de ces structures représentent 1/3 des achats totaux), suivies par les fournisseurs traditionnels de la restauration collective, ainsi que quelques producteurs et transformateurs rhônalpins. La part du bio par rapport aux achats alimentaires totaux augmente progressivement pour atteindre 8.5 %, avec des variations allant de 4 % à 25 % selon les lycées. Les produits bio locaux représentent 41 % des achats en produits biologiques (avec des familles de produits plus « locales » que d’autres comme les fruits et compotes et les produits laitiers pour lesquelles les achats rhônalpins représentent plus de 60 % des achats totaux bio.).