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Dans le cadre d’une mobilisation nationale de tout le réseau des producteurs bio, près de 200 agriculteurs se sont rassemblés le 8 novembre dernier à Rennes "pour la défense de l'agriculture biologique en Bretagne". Le même jour à Nancy, ce sont entre 200 et 250 producteurs bio de la région Grand Est qui se sont rassemblés pour protester contre la suppression des aides au maintien, soutenus par des militants d'associations de protection de l'environnement. Partout, le message est clair : le choix du Ministre de l’Agriculture de "recentrer" les aides à l'agriculture biologique sur le soutien aux nouveaux producteurs et de confier aux régions le financement des aides dites “au maintien” des producteurs bio est une décision incompréhensible, qui peut briser la dynamique des conversions à la bio sans précédent de 2015 et 2016.

“C’est un gros retour en arrière”, se désole l’un des manifestants bretons. “On n’arrête pas de nous parler de santé publique et d’environnement et résultat, on supprime des aides aux agriculteurs qui œuvrent pour le bien de la planète”. Cette décision est d’autant plus regrettable que les produits bio sont plébiscités par les consommateurs.

A travers la FNAB, l’ensemble des organisations de producteurs biologiques défend un objectif de 20% de surfaces en bio en 2022, appelant la mobilisation rapide des 200 millions d'euros annoncés par le président Emmanuel Macron pour la rémunération des services environnementaux, avec un fléchage attendu vers l’agriculture biologique.

>> Pour en savoir plus, voir ici le communiqué de presse FNAB du 07/11/2017
 

Le groupe technique maraîchage de la FRAB AuRA a organisé une rencontre technique régionale le 21 novembre dernier sur la ferme de la famille Régnault “Les Sabots d'Argile” à Marigny (03).  La ferme compte 14 ha de maraîchage en biodynamie dont 2,3 ha sous abris (en bio depuis 1976, en biodynamie depuis 1984).
Visite guidée et commentée par son fondateur et co-gérant Alain Régnault, échanges techniques très fructueux autour notamment de la conduite des cultures d'automne-hiver sous serre, de la pratique de la biodynamie, de la mécanisation et de l'autoconstruction, et organisation du travail ont alimenté cette journée riche en partage d’expérience.
Plus de 50 maraîchers bio sont venus participer à cette journée, provenant de toute la région et même au-delà : Allier, Puy-de-Dôme, Cantal, Loire, Rhône, Saône-et-Loire, Côte d'Or, Yonne et Creuse !

 

Agri Bio Ardèche, Agribiodrôme, l’ARDAB, l’ADABio, Bio 63, Bio 15, Haute-Loire Biologique et Allier Bio proposent des formations chaque année adressées aux producteurs bio ou conventionnels souhaitant s’initier ou s’améliorer à des techniques particulièrement utiles en agriculture biologique et sur des thématiques diverses : apiculture, élevage, productions végétales, sol/fertilité, commercialisation, transformation, installation/conversion...

Le catalogue régional regroupant l’ensemble des formations proposées sur les départements d’Auvergne-Rhône-Alpes est consultable ICI

> Contactez votre GAB pour vous inscrire à une formation.

 

Agri Bio Ardèche organise une matinée le 11 décembre à l’INRA de Gotheron à Saint-Marcel-les-Valence (26) à destination des agriculteurs pour apprendre à mieux accueillir les abeilles et les pollinisateurs sauvages.

Au programme : présentation de la filière apicole nationale et régionale, mieux connaître les apiculteurs, les menaces qui pèsent sur les abeilles, aménagement et itinéraires techniques favorables aux abeilles en petits fruits et arboriculture, les besoins et l’importance de pollinisation des différentes cultures. Les échanges se poursuivront autour de plusieurs stands et d’un buffet.

Inscriptions avant le 4 décembre auprès de Fleur Moirot, Agri Bio Ardèche : 0475649358 ou fleur.ab07(at)aurabio.org.

La 5ème édition des Trophées de l’Excellence Bio organisée en collaboration avec le Crédit Agricole a été lancée le 21 septembre dernier au salon Tech&Bio. Ce concours vise à distinguer les actions innovantes et exemplaires réalisées par les producteurs, transformateurs et distributeurs de l’agriculture biologique. La démarche doit présenter un ou plusieurs caractères innovants dans au minimum un des domaines technique, social, économique, environnemental, commercial ou partenarial. Un prix de 6000 € sera décerné au projet le plus innovant, dans chacune des deux catégories : producteurs et transformateurs / distributeurs.

La date limite de candidature est fixée au 15 décembre 2017 et les lauréats seront distingués lors du Salon international de l’Agriculture.

> Téléchargez le formulaire d’inscription

 

L'association Un Plus Bio et Ecocert ont mis en place un Observatoire de la restauration collective bio et durable et publient un premier rapport qui permet de déconstruire certaines idées reçues : les produits bio seraient trop chers, les budgets des collectivités ne pourraient pas suivre, et les produits bio seraient massivement importés. L'observatoire a analysé les données 2016 de 74 collectivités introduisant des produits bio dans leur restauration.

10 indicateurs ont été étudiés, portant autant sur la composition des repas que sur les conditions de restauration". Résultats ? L'Observatoire constate que :

  • "Un repas composé de 20 % de produits bio coûte en moyenne 1,80 € en matières premières. Ce résultat s’inscrit pleinement dans la moyenne des prix observés pour l’ensemble de la restauration collective.
  • Il n’existe pas de lien objectif entre l’augmentation progressive du bio dans les menus et l’impact sur les dépenses des collectivités. Il est impossible de dresser un parallèle entre niveau de bio et courbe des coûts sur la durée.
  • Quand le bio s’introduit dans les assiettes, il est majoritairement d’origine locale, à 57 %, et profite directement au développement des territoires."

Alors que la part de bio dans les achats de la restauration collective plafonne à 2,9%, ces constats sont encourageants pour les collectivités, démontrant qu'il est tout à fait possible d'augmenter la part de bio dans les repas sans augmenter le budget. Pour cela, des nombreux leviers d'actions sont mobilisables : lutte contre le gaspillage alimentaire, formation des équipes, allotissements et travail avec les producteurs bio ou leurs plateformes, outils de transformation adaptés, travail sur les grammages, etc. Des solutions largement explorées dans ce site et dans les recueils d'expériences du site www.restaurationbio.org.

>> Pour en savoir plus sur l'Observatoire de la restauration collective bio et durable, consultez le rapport sur le site d'Un Plus Bio.

 

Source : FNAB

Le vote sur le renouvellement de l'autorisation du glyphosate au niveau européen a eu lieu jeudi 9 novembre 2017. Faute de majorité qualifiée, la commission n’a pas renouvelé l’autorisation du glyphosate pour 5 ans. Ce vote, qui correspond à la position de la France, n’est qu’un ajournement de la décision et non un refus de renouvellement. Le processus se poursuit en effet en “comité d'appel”, instance composée d'experts envoyés par les Etats membres ; seule une position claire de ce comité d’appel permettra de dégager une décision finale. Dans le cas contraire, l’ultime arbitrage sera renvoyé à la Commission. Processus en suivre…

Le GESRA, Groupement des Épiceries Sociales et Solidaires en Rhône-Alpes Auvergne, a initié en 2016 le projet "Biovrac pour Tous" en partenariat avec le fonds de dotation Biocoop. Ce programme a pour objet de rendre accessibles les produits bio aux publics en précarité économique accueillis dans les épiceries sociales et solidaires du réseau. Pour accompagner cette action, un collectif du GESRA (bénéficiaires, bénévoles et salariés des épiceries et du Groupement) s'est lancé depuis 2 ans dans l'écriture d'un ouvrage qui a pour objet de faciliter la consommation de céréales et légumineuses bio. Le collectif a ainsi souhaité transmettre qu'il est possible de se nourrir avec plaisir avec des produits de qualité, de façon équilibrée et avec un petit budget.
Pour finaliser ce projet, le collectif a lancé une campagne de financement participatif pour pouvoir les aider à diffuser le livre largement auprès des publics bénéficiaires du réseau et plus largement à toutes les personnes solidaires qui souhaiteraient s'associer à cette initiative !

> Financez l'édition d'un ouvrage de recettes collectif !

 

La SCOP Ferme des Volonteux, créée en 2011 dans la Drôme, continue de diversifier ses activités : face à de nombreuses demandes de porteurs de projet qui veulent venir en stage ou se faire une expérience pratique en maraîchage bio, la SCOP devient un centre de formation “Graines de maraîchers” à partir de janvier 2018. Ils ont réunis autour d’eux des partenaires professionnels dont Agribiodrôme, l’Atelier Paysan, l’ADEAR…

La formation dure 9 mois “les mains dans la terre pour apprendre le métier de maraîcher bio en circuits courts et réussir son installation”. Pour que les stagiaires apprennent le métier correctement, ils ont besoin de matériel agricole et pédagogique. Ils lancent donc un appel à financement participatif du 6 octobre au 16 décembre afin de récolter 15 000 €.

Si vous voulez soutenir cette initiative, c’est ici !

A quelques jours de la prise de décision par l'Union Européenne d'autoriser de nouveau ou non l'utilisation du roundup et plus généralement des herbicides à base de glyphosates pour les 10 ans à venir, une pétition est mise en ligne par la plateforme "initiatives européennes" pour demander à l'union européenne de ne pas renouveler l’autorisation des herbicides à base de glyphosate.

Signer la pétition


Quelques éléments de contexte :

Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, a annoncé la position de la France contre l’autorisation du glyphosate par l’UE pendant 10 ans. Un chantier serait ainsi en cours autour d’un calendrier de sortie de ce produit au sein de la profession agricole. Une première victoire symbolique avait été remportée suite à la demande des groupes politiques du Parlement européen d’interdire l’accès aux lobbyistes de Monsanto après son refus d'assister à une audition sur le glyphosate.


Au cœur de ce débat, l’AB apparaît une fois de plus comme une solution incontournable dans la transition de notre modèle agricole. Car comme le rappelle Guillaume Riou, secrétaire national de la FNAB : « S’il y a un modèle qui permet de ne plus utiliser du tout de glyphosate : c'est bien l'agriculture biologique. Cela induit de prendre des risques, comme il n'y a pas de parapluie chimique : quelques fois ça ne se passe pas bien, les aides à la conversion et l'aide au maintien sont là pour tamponner ce risque ».


« Placer la France en tête du combat contre les perturbateurs endocriniens et les pesticides » était l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron. Trente-quatre organisations dont la FNAB lui rappellent aujourd’hui à travers une lettre ouverte, qu’il dispose de cinq arguments de poids pour refuser la ré-homologation du glyphosate sans attendre.

>> Arguments à retrouver ICI

Pour prendre toute la mesure de l’enjeu de santé publique que cette interdiction représente, vous pouvez visionner sur ARTE+7 (et pendant encore 15 jours) le documentaire réalisé par Marie Monique ROBIN : "le Roundup face à ses juges"

160 !! C’est le nombre d’animations qui ont eu lieu en Auvergne-Rhône-Alpes pendant la campagne “Manger Bio et Local c’est l’idéal” organisée par le réseau de la FRAB AuRA pour promouvoir les circuits de proximité des produits bio et favoriser la rencontre entre producteur et consommateur d’un même territoire. 70 producteurs bio, 42 magasins bio, 15 AMAP, 8 associations et 7 collectivités locales ont ainsi invité les consommateurs à un moment convivial de découverte et de dégustation des produits bio issus de fermes proches de chez eux.

Notre réseau régional organise depuis 11 ans cette campagne, essaimée depuis 7 ans dans toute la France avec 740 animations cette année sur la métropole. Biocoop est partenaire de la campagne pour la 3ème année, 200 magasins ont ainsi proposé une animation du 16 au 24 septembre. Mais manger bio et local, il ne faut pas oublier que c’est l’idéal toute l’année !

Pour cela, consultez notre carte des producteurs bio en vente directe et les guides des bonnes adresses bio de la région ICI

Les Etats généraux de l'alimentation lancés officiellement le 20 juillet dernier par le gouvernement s'organisent autour de deux chantiers, le premier chantier relatif à la création et à la répartition, de la valeur, le second portant sur une alimentation saine, sûre, durable et accessible à tous. En parallèle des différents ateliers auxquels participent les professionnels de la bio, une consultation citoyenne est disponible pour recueillir les propositions, votes et arguments des citoyens.

N'hésitez pas à vous inscrire pour participer, commenter et voter pour les propositions de la “Plateforme citoyenne pour une transition agricole et alimentaire”. 63 propositions concrètes ont été formulée par la plateforme regroupant une cinquantaine d’organisation agricoles, rurales, environnementales, de santé et de solidarité internationale et à laquelle la Fédération Nationale de l’agriculture biologique (FNAB) participe.

>> Lire les propositions de la plateforme citoyenne

>> Participez à la consultation citoyenne

Suite à une forte progression des entrées en bio depuis deux ans, la FRAB AuRA a mené une enquête pendant l’été 2017 auprès des nouveaux producteurs engagés en bio afin de suivre les évolutions du développement de l’agriculture biologique sur les différents territoires d’Auvergne-Rhône-Alpes. Plus de 700 nouvelles fermes se sont engagées en bio en 2016 (près de 2 fois plus par rapport aux engagements 2015) et déjà près de 500 nouvelles fermes au 1er semestre 2017. A l’image des fermes bio présentes dans la région, une grande diversité de productions est retrouvée chez les nouveaux producteurs engagés en bio. Certaines sont surreprésentées par rapport à leur part dans le paysage bio actuel : le maraîchage et les plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM) pour les installations et les élevages de bovins lait / viande et les grandes cultures pour les conversions.

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