Une centaine de foyers soit plus de 200 personnes participent actuellement au défi Familles à alimentation positive en Rhône-Alpes. Depuis janvier, les participants ont découvert les fondements de l’agriculture biologique, l’intérêt nutritionnel des produits bio, et quelques recettes de saison faciles à mettre en œuvre de protéines végétales et de fruits et légumes bio locaux. D’autres temps forts vont être réalisés prochainement : visites de ferme, jardinage, soirées jeux. Des dynamiques au sein des équipes se sont créées avec des échanges de recettes, des réflexions sur des achats groupés et l’organisation de repas partagés. D’après l’analyse des achats des foyers, en moyenne 25% des produits bio achetés sont rhônalpins, l’objectif pour la suite du défi est donc d’augmenter progressivement ce chiffre sans pour autant augmenter le budget.

La procédure de révision des règlements bio européens se poursuit : le 1er projet de texte a été présenté fin mars au Conseil Européen, il sera débattu au Parlement en septembre, pour un vote du texte final courant 2015. Sur le fond, l’objectif est de s’orienter vers un renforcement des exigences bio avec la suppression de la quasi-totalité des dérogations : ce qui est positif, car on évite ainsi l’option « bio allégée » répondants aux attentes du marché, qui fut un temps envisagée. Reste à voir dans le détail ce que cela impliquera concrètement pour les fermes bio françaises. D’ores et déjà, nos associations de producteurs bio se préparent à œuvrer à une nouvelle page importante de l’histoire de la bio, en lien avec la FNAB, notre fédération nationale, et nos collègues paysans bio européens !

JTE FRAISES 290414Le réseau Corabio et Bioconvergence organisent une journée technico-économique régionale sur la fraise bio qui aura lieu le mardi 29 avril 2014 à Anjou-en-Isère. L’objectif est de réunir des producteurs ou porteurs de projet souhaitant éventuellement débuter une production de fraise bio pour leur présenter des opportunités de débouchés et des solutions techniques, notamment sur la gestion des maladies. Les producteurs de fraises bio, conseillers, techniciens, distributeurs et transformateurs sont invités également. Les échanges s’appuieront sur des témoignages de professionnels de la filière : Agrobiodrom, Terre Adelice, Dominique Roybon, producteur bio, le GIE des producteurs de fruits rouges des Monts du Velay et Cedric Chevalier de la Chambre d’Agriculture du Rhône. La visite de l’exploitation d’Eric Rozier, qui cultive 1,5 ha de fraisiers bio, à destination des circuits longs, clôturera la journée.

 

telecharger > le programme et bulletin d'inscription

Le jeudi 3 avril, Corabio et Bioconvergence Rhône-Alpes tiendront leur assemblée générale respective au lycée agricole de La Côte-Saint-André (38).

telecharger > le programme

Une « Ruche qui dit Oui ! » 100% bio est en construction sur Saint-Priest (69). La « Ruche qui dit Oui ! » est un outil de vente en ligne créé en septembre 2011 pour favoriser les circuits courts (300 Ruches en France). Le site internet particulièrement innovant favorise les échanges directs entre producteurs locaux et communautés de consommateurs qui se retrouvent régulièrement lors de  marchés éphémères. Derrière chaque ruche, il y a un responsable et une initiative entrepreuneuriale ou associative qui participe au développement économique et social local. Côté écran, les membres de la Ruche pré-commandent leurs produits en ligne et les récupèrent lors des distributions. Les producteurs bio (légumes, fruits, produits laitiers, viandes, œufs,…) et consommateurs rhônalpins peuvent rejoindre la Ruche 100% bio de Saint Priest en s’inscrivant en ligne sur la page internet.

L’assemblée générale d’Agribiodrôme s’est tenue le 27 février dernier à Eurre et a rassemblé une cinquantaine de personnes. Organisée en deux temps, elle a permis de faire le bilan d’une année 2013 chargée et d’engager un débat sur l’énergie dans les fermes. Parmi les nouveautés 2013 présentées : les résultats de la campagne Bio et Eau ont permis de toucher 90 agriculteurs, dont certains se convertissent ; un point de vente collectif sera ouvert en avril après un an d’accompagnement d’Agribiodrôme ; des démarches liées à l’alimentation ont vu le jour (20 familles à alimentation positive et 4 collèges suivis en restauration collective). Jean-Pierre Brun, du bureau d’études Domelio a ensuite brossé le contexte énergétique dans lequel s’inscrit l’activité agricole avec ses enjeux en consommation, comme en émission. Il a montré le rôle important que peut prendre l’agriculture et notamment la bio dans la contribution au captage du CO2 et à la réflexion d’une autonomie nouvelle en énergie. Plusieurs exemples ont illustré ces points (méthanisation, photovoltaïque, agro carburants de la ferme…). La Biovallée a également montré son engagement à ce sujet pour aller vers une transition de plus en plus cruciale. Des fermes de démonstration en autonomie énergétique ont même été imaginées…

A partir de 2015, dans le cadre de la future PAC, les aides à l’agriculture biologique relèveront du « second pilier », dédié au développement rural. L’aide à la conversion devrait être accessible à tous pour une durée de 5 ans sur l’ensemble du territoire. En revanche, concernant l’aide au maintien (pour les fermes ayant achevé la phase de conversion), l’hypothèse d’une limitation a été évoquée à plusieurs reprises par le ministère : aide attribuée uniquement pour 5 ans ou selon certains critères de priorisation. Auparavant, cette aide était accessible à toutes les fermes bio, sans limitation de durée, ni critères restrictif d’éligibilité. Face à ce danger majeur pour le développement de l’agriculture bio et la pérennité des filières bio régionales, Corabio a écrit à M. Jean-Jacques Queyranne, président du Conseil Régional, et à M. Gilles Pelurson, DRAAF de Rhône-Alpes, pour leur communiquer l’inquiétude forte des producteurs bio, leur opposition ferme à l’hypothèse d’une telle limitation et leur motivation pour travailler avec eux à la définition de modalités de soutien pérennes et efficaces pour les producteurs bio de Rhône-Alpes.

Au niveau européen, les 19 états membres opposés à l’autorisation de mise en culture d’un deuxième maïs OGM (le TC1507 de Pionneer) ne sont pas parvenus à obtenir la majorité qualifiée (73.9 % des votes) au Conseil Européen mi-février. La Commission Européenne devra donc trancher mais semble hésitante : d’une part face à l’impopularité toujours plus forte des OGM dans l’opinion, d’autre part, du fait du recours au tribunal administratif de l’UE annoncé par plusieurs Etats membres pour les mêmes motifs de non-respect de la procédure qui avaient permis l’annulation de l’autorisation de mise en culture de la pomme de terre Amflora. En France, à l’approche des premiers semis du maïs, et après l’échec d’un projet de loi anti-OGM au Sénat, les ministres de l’agriculture et de l’écologie ont soumis à la consultation du public un projet d’arrêté interdisant la culture du MON810.

> Accéder à la consultation en ligne

corabio-ieraCorabio et IERA (Info Energie Rhône-Alpes) ont signé une charte d'engagement jeudi 13 février lors de la rencontre des entreprises participant à l'opération Manger Bio
Local en Entreprise. Le partenariat entre ces deux associations rhônalpines a pour but de proposer aux particuliers une démarche qui vise à interroger leur modes de consommation et d'alimentation, pour mieux prendre en considération les impacts des modes de production, de distribution et de consommation sur l’environnement. Cette charte précise ainsi la manière dont IERA et Corabio s'organisent pour traduire dans des initiatives communes leur convergence d'objectis : animations "éco-conso" pendant la semaine du développement durable en restauration d'entreprise, défis "Familles à alimentation positive" et "Familles à énergie positive", annuaires en ligne de l'éco-consommation et des producteurs bio en vente directe...  La réflexion et les changements qu'entendent susciter IERA et Corabio à travers la sensibilisation des citoyens en les rendant responsables et acteurs de leurs actions concourent à la mise en oeuvre d'une transition écologique.

raisinsdetableMardi 11 mars, le réseau Corabio organise une rencontre régionale des producteurs de raisins de table bio à Pélussin, dans la Loire.

Vous êtes producteur de raisin de table bio, salarié agricole ou technicien concerné par cette production ?

Le réseau Corabio vous invite à participer à cette rencontre régionale afin d’approfondir vos connaissances en échangeant sur vos pratiques. Florent Leydet, technicien du domaine expérimental de la Tapy, présentera les points clefs de la conduite de cette culture, en fonction des préoccupations des participants. Les échanges se feront d’abord en salle puis lors de la visite de l’exploitation de Romain et Jean-Luc Juthier, avec 14 ha de vergers bio et 3 000 m² de raisins de table bio, en vente directe.

Inscription gratuite mais obligatoire auprès de Corabio, avant le 4 mars.

telecharger > le programme et le bulletin d'inscription

Le réseau Corabio organise une journée technico-économique régionale sur les légumes bio, le 20 mars à Rontalon (69).  Cette journée de rencontre, ouverte à tout professionnel ou futur professionnel intéressé, permettra d’échanger d’abord sur la commercialisation et l’organisation collective des producteurs, notamment pour les débouchés des magasins spécialisés bio et de la restauration collective. L’après-midi, les échanges porteront sur la gestion de l’herbe en bio, en s’appuyant sur les conseils de Dominique Berry, de la Chambre d’agriculture du Rhône et de Nadine Treuvey de la SERAIL, ainsi que sur la visite de l’exploitation du GAEC Morilleau, du réseau des fermes de démonstration bio de Rhône-Alpes.

Inscriptions avant le 13 mars auprès de Corabio

telecharger > le programme et bulletin d’inscription

La troisième édition du concours photo « Regards sur les terroirs bio des régions de France » vient d’être lancée par l’Agence BIO. L’objectif de ce concours consiste à témoigner sur la vie de la bio dans les régions françaises avec ses acteurs, ses métiers, ses techniques et la diversité de ses produits. Trois lauréats seront désignés, sélectionnés d’une part par le jury professionnel (1er et 2ème prix du jury), d’autre part, par le public (prix spécial du public) qui se verront remettre un prix et seront exposés durant deux mois dans le Jardin des Miroirs du Parc de La Villette, à Paris parmi les 15 meilleures œuvres. Le concours est ouvert à tous, pour participer et consulter le règlement dans son intégralité, rendez-vous sur le site internet www.agencebio.org . Les candidats ont jusqu’au 18 avril 2014 (14h) pour concourir.

Corabio et Agribiodrôme clôturent ce jeudi à l’Hôtel de département de Valence le premier défi "Familles à alimentation positive" sur le territoire valentinois.  Le principe est simple : des équipes d’une dizaine de foyers se sont regroupées pour relever le défi d’augmenter leur consommation en produits bio locaux tout en conservant un budget constant et en se faisant plaisir ! Familles à alimentation positive a été lancé fin 2012 par Corabio et l’ARDAB avec une opération pilote sur Lyon. 45 familles lyonnaises ont ainsi participé au défi. Avec les 20 familles drômoises (constituées en 2 équipes, l’une sur Les Hauts de Valence /Fontbarlettes et l’autre sur Bourg-lès-Valence), ce sont aujourd’hui 65 familles au total qui ont été touchées. D’après l’enquête réalisée par Corabio en 2013, 75% des familles pensent avoir augmenté leur consommation de produits alimentaires bio dont plus de la moitié de produits bio et locaux. En 2014, le projet est essaimé dans toute la région avec de nouveaux défis en cours  sur Lyon et le Pays Voironnais et en projet pour septembre 2014 en Ardèche sur La Voulte et Privas, dans la Drôme sur la Biovallée et Valence-Romans-Chabeuil, dans la Loire sur St-Etienne-Métropole et de nouveau dans le Rhône.  Le défi s’étend également en France en Bretagne et Midi-Pyrénées.

Plus d’info sur : www.famillesaalimentationpositive.fr

A ce jour, seul le maïs MON810 de Monsanto est autorisé à la culture au sein de l’Union Européenne. La pomme de terre Amflora de BASF ne l’est plus et le maïs TC1507 de Pioneer ne l’est pas encore. En 2013, le MON810 fut cultivé dans 5 pays européens : à 90% en Espagne, mais aussi au Portugal, en République Tchèque, Slovaquie et Roumanie. En France, l’Etat avait adopté en mars 2012 un arrêté interdisant la culture du MON810 que le Conseil d’Etat a finalement suspendu en août 2013. Aujourd’hui, la culture du MON810 est donc théoriquement autorisée en France, reste que le gouvernement a clairement annoncé sa volonté de promulguer un nouvel arrêté d’interdiction en 2014 avant que les premiers semis de maïs ne soient possibles… Il est donc temps pour lui de concrétiser cet engagement sans plus attendre. Enfin, rappelons que les semenciers concentrent aujourd’hui leurs efforts sur les Variétés Tolérantes aux Herbicides (VTH), particulièrement en tournesol et colza : ces plantes résistantes aux herbicides obtenues par mutagénèse sont effectivement définies comme des OGM par la directive européenne 2001/18 puisque que leur matériel génétique a été « modifié d’une manière qui ne s’effectue par naturellement par multiplication et/ou par recombinaison naturelle ». Toutefois en son article 3, la même directive exclue opportunément ces plantes mutées de son champ d’application, d’où l’appellation d’OGM cachés !