Depuis 2006, Corabio - la coordination Rhône-Alpes de l’agriculture biologique - coordonne le dispositif Mon Lycée Mange Bio, en partenariat avec la Région Rhône-Alpes. Ce programme vise à introduire des produits bio locaux dans les restaurants des lycées et à sensibiliser les élèves à l’agriculture biologique par la mise en place d’actions éducatives.
Pour clôturer la 8ème année du dispositif, une journée bilan de rencontre entre fournisseurs de la restauration collective et lycées a été organisée le 24 juin dernier au lycée agricole du Valentin à Bourg-lès-Valence.
Les résultats sont là, avec des chiffres positifs et toujours en augmentation : 8,5% produits bio, dont 40% de produits locaux rhônalpins introduits dans les restaurants lycéens en 2012/2013. Soit 770 000 euros de dépenses en achats de produits selon une étude réalisée sur 54 établissements. Autre point positif, les lycées s’approvisionnent à hauteur de 33% en direct des producteurs ou via les plateformes de producteurs rhônalpines. Fiers de leur engagement dans le dispositif, les lycées soulignent leur plaisir de travailler des produits bio locaux, d’échanger en direct avec les producteurs rhônalpins et de proposer des produits de qualité aux lycéens.
À la rentrée 2014, Mon Lycée Mange Bio rassemblera 96 établissements rhônalpins. 
Suivez le projet sur http://monlyceemangebio.hautetfort.com/

Mercredi 18 juin dernier a eu lieu le bilan du projet Manger Bio Local en Entreprise sur le site de Salomon à Annecy en présence de l’ensemble des acteurs (entreprises, sociétés de restauration, producteurs et financeurs). Nous fêtons en 2014 la troisième année de ce dispositif pilote en Rhône-Alpes qui vise à introduire des produits bio locaux en restauration d’entreprise. Certains restaurants atteignent 20% de bio local dans les menus et 80% de ces produits sont achetés en direct des plateformes de producteurs du territoire (La Bio d’Ici, Agricourt, Bio a Pro et Manger Bio Isère).

Tour à tour les acteurs ont pu exprimer leur satisfaction à l’égard de la démarche : produits de qualité, saisonnalité, goût, fierté des équipes de restauration, nouveaux débouchés pour la profession agricole, les réussites sont nombreuses. Les gérants des restaurants évoquent notamment le plaisir de travailler à nouveau des produits bruts de qualité, nécessitant une approche et des pratiques en cuisine différentes. L’approvisionnement bio local implique également de comprendre les techniques de production et modes de fonctionnement pour créer un dialogue avec les agriculteurs et travailler en symbiose.    

En perspectives, les actions à venir sont multiples : poursuite de l’accompagnement des restaurants intégrés au projet et accueil de deux nouveaux restaurants, volonté des entreprises de créer un club inter-entreprises. Par ailleurs, les financeurs soutiendront la réalisation d’un document de capitalisation ayant pour vocation la diffusion et le déploiement du projet sur le territoire national.
    
Plus d’information sur www.mangerbiolocalenentreprise.fr

Le 11ème baromètre Agence Bio /CSA a été édité à l’occasion du Printemps Bio, révélant les grandes tendances de la consommation bio pour l’année 2013. Selon le baromètre près d’un français sur deux consomme régulièrement bio et les ventes de produits bio pour la consommation à domicile ont progressées de 9% en 2013. Les chiffres sont contrastés selon le circuit de distribution : +17.2% en vente directe, +14.5% chez les artisans-commerçants et +12.4% dans les magasins spécialisés en réseau. Les grandes surfaces ont une croissance inférieure (+6.5%) mais détiennent toujours la part de marché la plus importante (46.4%).

Par familles de produits, les vins enregistrent le plus fort taux de croissance (+56%), devant l’épicerie et les boissons (+36%) et les produits traiteurs et surgelés (+34%).

Cette progression des produits bio s’explique en partie par leur présence accrue en grandes et moyennes surfaces et par une hausse des prix contenue, avec une augmentation très faible en 2013 (1% en moyenne selon l’Agence Bio).

Concernant la restauration collective les achats de produits bio ont augmenté de 1.8% en 2013 par rapport à 2012, représentant 172M d’euros HT sur un marché global de 4.56 M d’euros. En 2012, les achats alimentaires bio en restauration collective étaient estimés à 2.4% des achats alimentaires totaux.

Plus d’info sur www.agencebio.org

L’agriculture biologique est le mode de production agricole le plus pertinent pour protéger la ressource en eau. Elle a d’ailleurs fait ses preuves à maintes reprises et dans de nombreux bassins de captage. Les politiques de l’eau sont mises en œuvre en France par les Agences de l’Eau, et dans notre région par l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse (RMC). L’organe exécutif de cette dernière est le comité de bassin. C’est pourquoi, nous pensons qu’il est fondamental que le réseau Fnab soit présent au sein du comité de bassin RMC et que, en tant qu’agriculteurs, nous devons avoir une place à part entière au sein du collège Agriculture de ce comité. Cela afin de faire valoir notre savoir-faire, nos propositions et ainsi permettre une prise en compte croissante de l’agriculture biologique dans la politique de l’eau. Or, malgré une concertation organisée fin juin sous l’égide des services du Préfet au cours de laquelle un accord a été trouvé entre notre réseau et le réseau Chambre afin que notre représentant intègre le collège Agriculture, nous venons d’apprendre que ce compromis a été remis en cause et que, une fois de plus, nous devrons siéger en dehors de ce collège.

Comme déjà annoncé ici, la révision de la réglementation bio européenne est en cours et devrait être mise en œuvre dès juillet 2017. Certains points du projet de révision présenté par la Commission Européenne constituent des propositions nouvelles. Afin de définir la position du réseau FNAB (Fédération nationale de l’agriculture biologique) quant à ces nouvelles propositions, la FNAB organise deux consultations durant ce mois de juin : la première concerne les modalités de contrôle des fermes bio, la seconde concerne l’introduction de seuils maximaux de présence de résidus de pesticides interdits en bio. Le réseau Corabio relaye ces consultations en Rhône-Alpes, les producteurs sont invités à contacter leur GAB pour prendre part à ces consultations.

Si, contrairement à la restauration commerciale, la restauration collective n’est pas obligée de se faire certifier pour proposer des produits biologiques, elle doit quand même être rigoureuse dans la communication qu’elle réalise autour de leur introduction (voir Bon Appétit n°29). La DDPP (Direction Départementale de la Protection des Populations) du Finistère a démarré les contrôles auprès des collectivités en vérifiant l’appellation bio dans les menus (parts des produits bio dans les plats, vérification des factures, des certificats,…). Ces premiers contrôles permettent d’insister à nouveau sur les règles à suivre concernant la communication autour de l’introduction de produits bio dans les selfs (règles qui diffèrent selon que l’on introduise un produit bio, que l’on réalise un plat bio ou un repas 100 % bio).

Pour plus d’info : www.agencebio.org

Le 18  juin prochain aura lieu le bilan annuel de l’opération "Manger Bio Local en Entreprise". Cette démarche initiée depuis 3 ans par Corabio, concerne 20000 salariés au quotidien en introduisant des produits biologiques locaux dans les restaurants d’entreprises rhônalpins. Ce bilan annuel permet de rassembler l’ensemble des acteurs du projet : entreprises, sociétés de restauration et producteurs bio afin de faire un point sur les résultats obtenus et de construire ensemble les perspectives du projet à l’horizon 2015. A travers la valorisation des filières agricoles de proximité, la génération de lien social entre acheteurs en restauration collective et agriculteurs ainsi que l’accessibilité à une alimentation respectueuse de l’environnement pour les convives, le projet s’inscrit aujourd’hui dans une véritable dynamique territoriale de la bio. Il atteint des résultats très positifs et inédits en restauration d’entreprise.

Plus d’info sur : www.mangerbiolocalenentreprise.fr

Pour la troisième année consécutive, Corabio a proposé aux lycéens de l’opération "Mon Lycée mange Bio" de répondre à une enquête sur l’introduction de produits biologiques au self dans leur établissement et les actions de sensibilisation à la bio mises en places dans leur lycée. Les résultats : 67 % des élèves apprécient manger bio au self et 31 % souhaiteraient que plus de produits bio soient proposés. Les élèves ont en général une vision plutôt positive de la consommation de produits biologiques mais associent fortement le bio à « cher ». Le lien très fort qu’ils font entre bio et local montre l’importance d’un approvisionnement bio rhônalpin. 66 % des élèves ont bénéficié d’interventions sur la bio (en cours ou via une table de dégustation principalement) et 36 % souhaiteraient avoir plus d’informations. Par ailleurs, la 3ème édition du magazine "Mon Lycée mange Bio" sera distribuée dans les lycées à la rentrée 2014/2015.

Le projet Access' Alim' est porté depuis fin 2013 par Agri Bio Ardèche et les centres sociaux d'Annonay. L'idée est de construire un groupement d'achat bio local solidaire qui distribue des produits locaux de qualité à des prix intéressants à tout un chacun tout en intégrant un processus solidaire. Inspiré de l'expérience des Amis du Zeybu près de Grenoble, le projet permet d'intégrer des populations en difficulté économique n'ayant pas l'habitude de consommer ce type de produit.

Les objectifs d'un tel groupement d'achat sont multiples : favoriser l'accès à des produits locaux de qualité pour tous, faire se rencontrer des populations différentes et créer une réelle mixité sociale au sein de circuits de consommation jusque là très marqués socialement, sensibiliser une nouvelle clientèle aux enjeux de l'agriculture bio et de l'alimentation durable, structurer un nouveau débouché pour les producteurs bio locaux. La première distribution du groupement d'achat a eu lieu lundi 26 mai avec la participation de 22 foyers et de 8 producteurs locaux, l'aventure ne fait que commencer !

Contact : Bertrand Frézel, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Les projets « Familles à Alimentation Positive » menés depuis janvier 2014 sur le Pays Voironnais et le Grand Lyon se clôtureront lors de deux soirées organisées les 27 juin et 1er juillet prochains à destination des familles ayant participé au défi. Ces soirées seront l’occasion d’effectuer un bilan sur le projet, les évolutions d’achats et de comportements des familles et de remettre un prix à l’équipe qui a le mieux progressé en termes d’introduction de produits biologiques dans son alimentation. A noter que 4 ou 5 nouveaux défis auront lieu à partir de l’automne 2014 en Rhône-Alpes et que de nombreuses autres régions françaises souhaitent mettre en place ce projet sur leur territoire.

Plus d’info sur : www.famillesaalimentationpositive.fr

Les tractations s’accélèrent entre le ministère de l’Agriculture et les Conseils régionaux pour finaliser la mise en œuvre des aides de la Politique Agricole Commune de 2015 à 2020. Les aides destinées aux fermes bio (aide à la conversion et aide au maintien) seront en effet cofinancées à partir de 2015 par l’Etat et les Régions, ces dernières ayant la responsabilité de gestion des fonds européens du FEADER. Malheureusement, les premières informations dont nous disposons sont inquiétantes. Le compte n’y est pas et le décalage est grand entre les ambitions, plusieurs fois énoncées par l’Etat comme les Régions, de « doubler les surfaces bio » et les moyens qu’ils choisissent d’y consacrer. Au niveau national, la FNAB multiplie les rendez-vous et les prises de positions pour obtenir des actes concrets, au-delà des mots et des ambitions. Au niveau régional, Corabio se mobilise également pour défendre des aides à la bio pertinentes pour les paysans bio et suffisantes pour que Rhône-Alpes conserve sa place de leader en ce domaine. Nous sommes toujours dans l’attente d’un rendez-vous avec la Région Rhône-Alpes et la DRAAF (Direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Rhône-Alpes) qui nous permettrait d’obtenir des informations claires sur la situation régionale et les choix effectués par les deux parties.

« Manger Bio et local, c’est l’idéal® » est une campagne de promotion et de sensibilisation organisée par le réseau Corabio qui a lieu du 20 au 28 septembre 2014. Cette campagne a pour objectif d’informer et de sensibiliser sur les avantages de consommer des produits bio via les circuits-courts et la vente directe à travers un programme d’événements organisés en Rhône-Alpes dans les fermes et sur les lieux de vente (visite de ferme, marchés, cueillettes, dégustations, repas, jeux, expositions, conférences…). Vous êtes producteur bio et vous commercialisez en circuits courts ? Participer à cette campagne peut vous intéresser pour promouvoir votre activité à la fois bio et locale ! Afin de vous signaler dans le programme et de bénéficier des moyens de promotion mis en place, nous vous invitons à compléter le bulletin de participation en ligne avant le 16 juin 2014 : http://tinyurl.com/bioetlocal.

> Plus d’info sur la campagne : www.bioetlocalcestlideal.org

fnab collecLa réglementation de l'agriculture biologique est répartie entre plusieurs textes européens et français, qui évoluent fréquemment. Il est difficile pour un producteur de savoir ce qui s'applique à ses productions et à sa ferme.

Pour répondre à cette question, la FNAB propose une approche claire et pédagogique des textes au travers de 13 fiches thématiques téléchargeables, destinées aux agriculteurs biologiques, aux candidats à la conversion, et aux conseillers et animateurs qui les accompagnent.

 

telecharger > les fiches règlementation 2014 par type de production

L’association Générations Futures vient de rendre publics les résultats de sa 3ème enquête (rapport EXPPERT 3) portant sur l'exposition de la population aux pesticides Perturbateurs Endocriniens (PE). Le rapport s’intéresse ici tout particulièrement à l’exposition des jeunes enfants vivant ou allant à l’école dans des zones agricoles, via l’analyse, par un laboratoire de recherche indépendant, d’une mèche de leurs cheveux. 30 enfants ont participé à cette enquête entre octobre et décembre 2013 et les analyses réalisées début 2014. 53 pesticides suspectés d’être des PE ont été recherchés. Résultats : « La présence de plus de 21 substances pesticides Perturbateurs Endocriniens dans les cheveux analysés montre bien que dans la réalité nos enfants sont exposés à des cocktails importants de ces substances. » déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures.

> Télécharger le rapport EXPPERT 3