Rhône-Alpes est l’une des quatre plus grosses régions productrices de vins bio en France. D’après l’Agence Bio, entre 2007 et 2012, le vignoble cultivé en bio a triplé en surface, sur le plan national comme en Rhône-Alpes, et s’est stabilisé depuis. Sur la même période, le marché des vins bio a doublé pour atteindre le chiffre d’1 million d’hectolitres de vin bio mis en marché en 2013.
C’est dans ce contexte que le réseau Corabio et Bioconvergence invitent les professionnels à échanger sur la commercialisation et la promotion des vins bio, ainsi que sur les besoins et les formes de structuration de la filière, afin de valoriser au mieux la diversité des vins bio de la région.

Rendez-vous le 11 décembre à Tain l’Hermitage, en présence de Sud Vin Bio et de France Vin bio.
Programme à venir sur www.corabio.org

Au cours du 1er semestre 2014, 130 exploitations se sont engagées en agriculture biologique en Rhône-Alpes, les producteurs ayant choisi de s’installer directement en bio ou bien d’amorcer une conversion de la ferme.
Ces nouvelles fermes bio cultivent essentiellement des légumes, des châtaignes et de la vigne, un tiers d’entre elles ont un élevage de bovins, d’ovins ou de volailles.
Les quatre départements qui connaissent la plus forte progression du nombre de fermes bio depuis janvier sont l’Ardèche, le Rhône, l’Ain et la Loire.

Pour en savoir plus, suivez l’évolution de la bio en direct sur : www.labioenrhonealpes.fr

La Loi d’Avenir Agricole validée par l’Assemblée Nationale puis, pendant l’été, par le Sénat, aura-t-elle permis de faciliter l’usage des Préparations Naturelles Peu Préoccupantes (PNPP), dont l’emblématique purin d’ortie ?
Le travail de sensibilisation des parlementaires mené par le collectif ASPRO-PNPP, et relayé en Rhône-Alpes par Corabio et les Groupements d’Agriculteurs Biologiques, semble en effet avoir porté ses fruits. Dorénavant, la réglementation distinguera les PNPP qui ne revendiquent pas d’action sur les pathogènes (insectes, champignons, etc.) et les autres. Les premières devraient être classées en tant que « biostimulants » au lieu de « pesticides », ce qui facilitera leur utilisation et diffusion. Pour la 2ème catégorie, les PNPP ayant une action sur les pathogènes, et qui sont déjà autorisées pour un autre usage (alimentation, santé humaine ou animale…), une procédure européenne simplifiée permettra de se passer des procédures d’autorisations nationales.
Voilà donc une bataille de plus gagnée au Parlement en faveur des alternatives écologiques aux pesticides. Il faudra toutefois vérifier la concrétisation de ces éléments dans les décrets d’application à venir.

Les pommes et les poires bio de Rhône-Alpes sont arrivées !

Un bilan de ce début de campagne dans les différentes régions de France a été réalisé au sein du réseau FNAB. La saison s’annonce bonne en termes de volumes et de qualité. Les volumes seront cependant moins élevés que l’année dernière, reconnue comme une saison exceptionnelle. Les pressions de maladies ne semblent pas particulièrement élevées et elles sont bien gérées par les arboriculteurs. Toutefois, la tenue des fruits à la conservation sera sûrement moins bonne cette année, au vue de l'excès d'humidité. Il faudra veiller à maintenir des prix rémunérateurs face à l’augmentation des volumes des pommes et poires certifiées bio. Il a été rappelé à ce titre que le calendrier de mise en marché des variétés est un bon outil sur lequel se baser pour valoriser au mieux la diversité des pommes et poires bio françaises toute l’année.

Plus d'informations sur www.fnab.org

La rentrée 2014 marquera la 9ème année de fonctionnement de l’opération « Mon Lycée mange Bio ».
Près de 100 lycées rhônalpins sont aujourd’hui inscrits dans la démarche et introduisent donc régulièrement des produits biologiques, de préférence locaux, dans leurs menus.
La sensibilisation et la communication auprès des convives demeurant l’un des volets les plus importants de ce dispositif, Corabio a réalisé pour cette rentrée plusieurs outils : 3 affiches pédagogiques sur les produits biologiques (céréales, légumineuses et une affiche décryptant le hamburger) ainsi que la 3ème édition du magazine Mon Lycée Mange Bio alliant humour et éducatif pour faire comprendre « la bio » aux lycéens.

Suivez les actualités du dispositif sur le blog monlyceemangebio

Selon l’Agence Bio, près de 60% des restaurants collectifs ont servi des produits bio en 2013, contre seulement 36% en 2009. La présence de la bio en restauration hors-domicile s’accentue, notamment dans le secteur scolaire, le plus concerné avec 79% des établissements impliqués.

Les restaurants choisissent d’intégrer le bio produit par produit plutôt que de réaliser des plats ou menus complets. Parmi les plus prisés, les fruits (majoritairement les pommes) et légumes, ainsi que les produits laitiers (représentés à 75% par les yaourts).

La saisonnalité et la provenance des produits sont les premiers critères de choix des établissements.
La moyenne nationale d’introduction de produits bio - tout établissement confondu – s’élève aujourd’hui à 2.4% des achats alimentaires. Lorsqu’ils sont introduits, la part de produits biologique dans les achats des établissements est de 12% en moyenne.

Source : www.agencebio.org

Pour la 3ème année, le réseau Corabio organise la Quinzaine de la Bio en Rhône-Alpes dans le cadre du Pôle Conversion, en partenariat avec les chambres d’agriculture, Bioconvergence et l’Atelier Paysan. Du 6 au 17 octobre, une quarantaine d’événements se tiendront dans les fermes et entreprises bio de la région. Ils sont destinés aux agriculteurs, conventionnels et bio, porteurs de projets d’installation, jeunes en formation agricole, techniciens et animateurs, ainsi qu’aux élus locaux. Ces portes ouvertes sont organisées avec une volonté forte de privilégier une approche concrète de terrain, basée sur l’échange entre producteurs, des démonstrations de matériel et l’appui de référents techniques bio

Retrouvez le programme en ligne sur www.corabio.org, et plus d’informations par mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

La FNAB (Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique), en partenariat avec l’Association des Maires de France et l’ONEMA (Office national de l’eau et des milieux aquatiques) a rédigé une boîte à outils à destination des collectivités locales désireuses d’améliorer la qualité de leurs eaux par le développement de l’agriculture biologique. Ce guide méthodologique à l'usage des collectivités territoriales présente 9 expériences de terrain (communes, communautés de communes, parcs naturels régionaux et autres EPCI – Etablissement public de coopération intercommunale) démontrant comment l’agriculture biologique permet un développement local durable des territoires, avec un impact positif sur l’eau, l’attractivité des territoires urbains et ruraux, l’économie locale, l’emploi et la cohésion sociale.

Information en libre accès sur www.devlocalbio.org

Une nouvelle étude de l’Université de Newcastle au Royaume Uni a été publiée dans le British Journal of Nutrition mettant encore une fois en avant les avantages sanitaires et nutritionnels des produits bio. Reprenant 343 études scientifiques, les experts ont mis en évidence les différences entre produits conventionnels et bio : fruits, légumes et céréales contiendraient davantage d’antioxydants, ce qui pourrait être comparable à la consommation de 1 à 2 portions de fruits supplémentaires par jour.

Les polyphénols par exemple, permettant de réduire le risque de maladies cardiovasculaires, neurologiques ou les cancers, sont de 20 à 60% plus élevés dans les aliments bio que dans les aliments conventionnels. Toujours selon l’étude, les cultures biologiques détiennent des niveaux significativement plus faibles en métaux lourds et toxiques, ainsi qu’en pesticides.

François Veillerette, président de Générations Futures, a appuyé ces résultats en appelant le gouvernement français à soutenir la filière bio et à en favoriser l’accès à tous.

C’est la 3ème année que le réseau Corabio organise la Quinzaine de la Bio en Rhône-Alpes dans le cadre du Pôle Conversion, en partenariat avec les Chambres d’agriculture, Bioconvergence et l’Atelier Paysan. Du 6 au 17 octobre prochain, une quarantaine d’événements seront organisés dans les fermes et entreprises bio de la région. Ils sont destinés aux agriculteurs, conventionnels et bio, porteurs de projets d’installation, jeunes en formation agricole, techniciens et animateurs, ainsi qu’aux élus locaux. Ces portes ouvertes sont organisées avec une volonté forte de privilégier une approche concrète de terrain, basée sur l’échange entre producteurs, des démonstrations de matériel et l’appui de référents techniques bio.

Programme en ligne sur www.corabio.org, et plus d’infos par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

La filière lait craignait que l’augmentation des volumes bio soit plus rapide que celle de la consommation. Finalement, la collecte 2013 a été inférieure aux prévisions et les marchés sont redevenus dynamiques. Selon le CNIEL - Centre National Interprofessionnel de l'Economie Laitière - en prenant en compte le nombre croissant d’arrêts d’activité, les volumes bio devraient augmenter de 2,5 % entre juin 2014 et juin 2015. En Rhône-Alpes, d’après la dernière réunion du groupe de travail lait du réseau Corabio, une petite dynamique de conversion semble reprendre cette année : les associations sont notamment sollicitées par des éleveurs conventionnels pour participer à des formations ou réaliser des diagnostics de conversion. Les éleveurs s’organisent pour négocier des contrats avec les laiteries. L’organisation de producteurs bio livrant à Danone en Rhône-Alpes a été officiellement reconnue, ainsi que Biolait.

Depuis 2006, Corabio - la coordination Rhône-Alpes de l’agriculture biologique - coordonne le dispositif Mon Lycée Mange Bio, en partenariat avec la Région Rhône-Alpes. Ce programme vise à introduire des produits bio locaux dans les restaurants des lycées et à sensibiliser les élèves à l’agriculture biologique par la mise en place d’actions éducatives.
Pour clôturer la 8ème année du dispositif, une journée bilan de rencontre entre fournisseurs de la restauration collective et lycées a été organisée le 24 juin dernier au lycée agricole du Valentin à Bourg-lès-Valence.
Les résultats sont là, avec des chiffres positifs et toujours en augmentation : 8,5% produits bio, dont 40% de produits locaux rhônalpins introduits dans les restaurants lycéens en 2012/2013. Soit 770 000 euros de dépenses en achats de produits selon une étude réalisée sur 54 établissements. Autre point positif, les lycées s’approvisionnent à hauteur de 33% en direct des producteurs ou via les plateformes de producteurs rhônalpines. Fiers de leur engagement dans le dispositif, les lycées soulignent leur plaisir de travailler des produits bio locaux, d’échanger en direct avec les producteurs rhônalpins et de proposer des produits de qualité aux lycéens.
À la rentrée 2014, Mon Lycée Mange Bio rassemblera 96 établissements rhônalpins. 
Suivez le projet sur http://monlyceemangebio.hautetfort.com/

La 2ème édition des Rencontres nationales des Agricultures aura lieu du 22 au 24 août à Dardilly (69) autour du thème « Agriculture, ruralité : parlons travail ! ». Alors que la « crise » et le chômage occupent toujours plus l’espace médiatique, l'agriculture et les activités rurales ne sont que trop rarement considérées comme des gisements d'emploi. Pourtant, l’agriculture biologique, l’agriculture paysanne, la commercialisation en circuits courts, etc. sont autant de formes d’agriculture qui pérennisent l’emploi et sont de véritables valeurs ajoutées dans les territoires ruraux. Agriculteurs, acteurs du monde rural, candidats à l'installation et toutes personnes sensibles à ces questions sont invitées à participer à ces trois jours d'échanges.

Informations et inscription sur www.rencontresdesagricultures.com

Mercredi 18 juin dernier a eu lieu le bilan du projet Manger Bio Local en Entreprise sur le site de Salomon à Annecy en présence de l’ensemble des acteurs (entreprises, sociétés de restauration, producteurs et financeurs). Nous fêtons en 2014 la troisième année de ce dispositif pilote en Rhône-Alpes qui vise à introduire des produits bio locaux en restauration d’entreprise. Certains restaurants atteignent 20% de bio local dans les menus et 80% de ces produits sont achetés en direct des plateformes de producteurs du territoire (La Bio d’Ici, Agricourt, Bio a Pro et Manger Bio Isère).

Tour à tour les acteurs ont pu exprimer leur satisfaction à l’égard de la démarche : produits de qualité, saisonnalité, goût, fierté des équipes de restauration, nouveaux débouchés pour la profession agricole, les réussites sont nombreuses. Les gérants des restaurants évoquent notamment le plaisir de travailler à nouveau des produits bruts de qualité, nécessitant une approche et des pratiques en cuisine différentes. L’approvisionnement bio local implique également de comprendre les techniques de production et modes de fonctionnement pour créer un dialogue avec les agriculteurs et travailler en symbiose.    

En perspectives, les actions à venir sont multiples : poursuite de l’accompagnement des restaurants intégrés au projet et accueil de deux nouveaux restaurants, volonté des entreprises de créer un club inter-entreprises. Par ailleurs, les financeurs soutiendront la réalisation d’un document de capitalisation ayant pour vocation la diffusion et le déploiement du projet sur le territoire national.
    
Plus d’information sur www.mangerbiolocalenentreprise.fr