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Les dix premiers jours du printemps sont signe du retour du soleil et des bourgeons en fleurs… mais aussi de l’épandage de pesticides ! Dans ce contexte alarmant, la Semaine pour les alternatives aux pesticides permet chaque année d’informer sur les dangers sanitaires et environnementaux de ces produits et surtout de  promouvoir leurs alternatives.
En 2015, fort d’une quarantaine de partenaires nationaux et d’une vingtaine de partenaires internationaux, la Semaine pour les alternatives aux pesticides profite de sa 10ème édition pour faire le bilan de 10 ans de mobilisation. Une célébration qui prendra la forme d’un grand « Tour de France des alternatives aux pesticides » : chaque jour, un événement sera organisé en région par l’un des partenaires de la Semaine afin de mettre en valeur une date symbolique de ces dix dernières années. Ce Tour de France, se clôturera lundi 30 mars à Paris par une grande rencontre publique à l’hôtel de ville, en partenariat avec Reporterre et la Mairie de Paris, afin de présenter des propositions d’actions pour les 10 ans à venir.
Pour découvrir le programme en Rhône-Alpes et sur toute la France : http://www.semaine-sans-pesticides.fr/decouvrir-levenement/programme/.

 

Le Ministère de l'Agriculture, Stéphane Le Foll a annoncé au début du mois la révision du Plan Ecophyto dont l'objectif était de réduire de 50% l'usage des pesticides à l'horizon 2018. Une révision peu surprenante compte tenu des mauvais chiffres sur l’usage des produits phytosanitaires en France qui a augmenté de 9 % en 2013, selon le Ministère de l’Agriculture.
Le nouveau plan sera mis en consultation publique prochainement et sera ensuite présenté en juin.
À noter qu’au sein de ce bilan malheureux, certains réseaux d’exploitations agricoles parviennent à réduire leur utilisation de produits phytosanitaires, tels les réseaux des fermes Dephy en partie suivies en Rhône-Alpes par un technicien de l’ADABio.
Face à ce constat d’échec et à l’augmentation de l’usage des produits phytosanitaires en France, force est de constater qu’une nouvelle fois, l’agriculture biologique apporte des solutions. Le réseau FNAB sur le plan national et le réseau Corabio au niveau rhônalpin s’efforcent d’œuvrer au quotidien au développement de l’agriculture biologique, et à la reconnaissance de son utilité publique auprès des pouvoirs politiques.

Où trouver des agrofournitures adaptées à l’agriculture bio en Rhône-Alpes ? Auprès de quel fournisseur s’équiper ? Quels contacts utiles pour répondre au quotidien à ses besoins et questions sur l’agriculture biologique ?
Chaque année, Corabio édite le Biofuté pour accompagner les agriculteurs bio de Rhône-Alpes sur ces questions. Le Biofuté - Guide des agrofournitures bio en Rhône-Alpes - répertorie une large gamme d’équipements et d’agrofournitures (fertilisants, produits phytosanitaires, plants et semences, homéopathie, intrants...) ainsi que différents services spécifiques à la bio (analyses, formations, contacts utiles, règlementation, etc.).

Le catalogue 2015 a été distribué gratuitement à l’ensemble des adhérents aux Groupement d’Agriculteurs Biologiques de Rhône-Alpes et est proposé à la vente sur www.corabio.org.

Une des grandes caractéristiques de l’agriculture bio en Rhône-Alpes est le fort développement des circuits courts. Fin 2014, 6 fermes bio sur 10 commercialisent tout ou une partie de leurs produits en circuits courts, une proportion qui s’élève à 9 fermes sur 10 pour les nouvelles exploitations engagées en bio en 2014.
Plusieurs raisons peuvent expliquer ce boom de la vente directe en Rhône-Alpes. De prime abord, le contact avec les consommateurs semble avoir eu une place primordiale dans les projets d’installation ou de conversion, puisque les circuits courts avec un intermédiaire sont minoritaires par rapport à la vente directe. Par ailleurs, la difficulté d’accéder au foncier a certainement joué un rôle dans le dimensionnement des exploitations : elles sont plus petites et recherchent une bonne valeur ajoutée via la vente directe. Enfin, les coopératives, réel moteur pour le développement de la bio dans le passé, ont semble-il moins poussé leurs adhérents vers la bio cette année.

200 nouvelles fermes rhônalpines se sont engagées en bio en 2014. Leur production est toujours aussi diversifiée, avec une augmentation particulièrement forte des filières animales (viande bovine et ovine ainsi que fromages de brebis et de chèvre).

Pour en savoir plus sur l’agriculture bio en Rhône-Alpes, avec les chiffres de la production, de la transformation et de la distribution, Corabio et Bioconvergence éditent chaque année le mémento « L’agriculture bio en Rhône-Alpes ».
L’édition 2015 vient de paraître et est en téléchargement sur www.corabio.org.

couverture

La viande bovine bio de Rhône-Alpes est issue des 245 troupeaux de vaches allaitantes ainsi que des 243 troupeaux de vaches laitières. Le nombre d’élevages de vaches allaitantes biologiques a augmenté de 10 % de 2013 à 2014. L’agriculture bio reste minoritaire et concerne 4 % des vaches allaitantes de la région. Un potentiel de développement existe, considérant que les consommateurs de produits bio de Rhône-Alpes–Auvergne sont plus nombreux à consommer de la viande bio que la moyenne nationale des consommateurs bio. Les steaks hachés sont notamment très demandés dans les différents circuits de vente.
La viande bovine bio est vendue en grandes et moyennes surfaces, en magasins bio, en restauration collective, en vente directe mais encore peu en boucheries artisanales.
Cependant, si les consommateurs sont de plus en plus nombreux à choisir de la viande bovine bio ils restent très exigeants sur la tendreté de la viande.

Pour répondre à leurs attentes, les groupements de producteurs et les négociants demandent aux éleveurs des animaux bio ni trop gras ni trop maigres. La Sicarev a organisé, avec Corabio et Bioconvergence, une visite de l’abattoir de la Talaudière lors de la journée régionale du 20 janvier, afin que les éleveurs puissent mieux comprendre leurs contraintes et exigences sur ce critère.

Plus d’informations sur la viande bio sur : www.produitslaitiersetviandebio.com

La sensibilisation des convives est un facteur clé de réussite pour l’introduction de produits bio locaux en restauration collective. Le réseau Corabio accompagne les établissements rhônalpins qui le souhaitent en proposant des programmes « à la carte » qui répondent aux différents besoins des professionnels et des consommateurs.
À la fois ludiques et interactives, ces animations peuvent être organisées en salle (diaporamas, films, expositions, jeux…) dans le restaurant (ateliers de dégustation et de reconnaissance de produits de saison, de semences, quizz, expositions…) mais aussi sur le terrain avec des visites d’exploitations et d’ateliers de transformation en agriculture biologique. En direct des convives, elles peuvent être menées par les animateurs du réseau Corabio, des producteurs et transformateurs bio, des diététiciens nutritionnistes ou autres associations environnementales.
Afin de prolonger la sensibilisation au-delà des animations, des outils papier sont distribués aux convives et une signalétique quotidienne met en avant les produits bio dans le restaurant.  

Une brochure a été éditée pour présenter l’étendue de ce programme éducatif.
En téléchargement sur notre site internet www.corabio.org ou en version papier à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

couv brochure sensibilisation rhf

Le 15 janvier 2015, le Parlement européen a voté à une large majorité une nouvelle directive qui remplace la directive 2001/18 concernant l’autorisation des organismes génétiquement modifiés. Désormais, un Etat membre pourra adopter une interdiction nationale d’un OGM sur son territoire pour des raisons de politiques environnementales ou socio-économiques.
Des mesures de coexistence seront obligatoires, mais uniquement pour les États cultivant des OGM et sur les zones transfrontalières. De telles règles devront être adoptées d’ici deux ans. C’est donc a minima que des mesures de coexistence tenteront de protéger des contaminations entre États. Pour ce qui est des contaminations à l’échelle plus locale, entre agriculteurs, l’UE laisse aux États membres la possibilité de mettre en place des règles ou non.
Si certains euro-députés estiment que cette nouvelle législation permet enfin aux États de dire non aux OGM, d’autres en revanche regrettent que l’Union Européenne se dessaisisse d’un sujet de telle importance pour laisser chaque pays seul face aux multinationales semencières. Pour ces dernières, il sera plus facile d’exercer leur lobbying sur des ministres isolés que sur l’administration bruxelloises, puis, face à un état « récalcitrant », les multinationales ne manqueront pas d’attaquer en justice les interdictions de culture OGM.
Cette question fera l’objet d’un débat lors de la Réunion Inter-Régionale de la FNAB sur les OGM qui aura lieu le 3 février à Paris.

Corabio édite chaque trimestre « Bon Appétit », publication d’information à destination des professionnels de la restauration collective. À la Une du numéro de janvier 2015 : les atouts santé des produits bio.
En effet, nombreuses sont les études qui prouvent aujourd’hui la qualité nutritionnelle supérieure des produits biologiques (plus de matière sèche, d’anti-oxydants, de polyphénols, etc). Les agriculteurs biologiques n’utilisant pas de produits chimiques de synthèse, les produits bio sont également d’une qualité sanitaire supérieure aux produits conventionnels, soit autant d’avantages incontestables pour leur utilisation en restauration collective. Sans pesticide il n’est plus nécessaire d’éplucher les fruits et légumes (pommes, carottes etc) : un atout nutritionnel conséquent pour les convives qui ingèrent les vitamines majoritairement concentrées dans la peau, mais aussi un gain de temps en cuisine et autant de déchets évités ! Les viandes bio présentent également plus de matière sèche et perdent moins d’eau et de graisse à la cuisson : il est donc important d’adapter ses cuissons, en privilégiant des cuissons basses températures pour préserver toutes les qualités nutritionnelles et gustatives de ces produits de qualité !

Retrouvez l’article complet dans le Bon Appétit.

De piètres rendements en agriculture biologique qui ne pourront jamais nourrir l’ensemble de la population. Voici l’un des principaux arguments des détracteurs de la bio que vient pourtant modérer une étude américaine parue le 9 décembre dans les « Proceedings of the Royal Society » (équivalent de l’Académie des sciences en France).
Cette étude portant sur 38 pays, la culture de 25 espèces végétales et courant sur 35 années estime à 19,2 % la différence de productivité entre bio et traditionnel. Cependant, la différence est considérablement réduite : à 9 % lorsque la production biologique a recours aux cultures associées (plusieurs plantes sur la même parcelle) et à 8 % lorsqu’il y a rotations des cultures. Deux pratiques constituant, entre autres, la base de la production végétale biologique.
Une analyse plus complète de l’étude est disponible sur : http://tinyurl.com/etudebio  

À (re)découvrir, le « Petit guide pour vos amis biosceptiques », pour une version plus ludique des réponses argumentées aux détracteurs de la bio

Près de 270 foyers rhônalpins participent aux défis Familles À Alimentation Positive organisés entre octobre 2014 et juin 2015 sur 6 territoires : vallée de l’Eyrieux, Biovallée, Valence/Romans/Chabeuil, Saint-Etienne Métropole, Grand Lyon, Communauté d’Agglomération des Portes de l’Isère et Pays des Vallons de la Tour. Au programme de ces opérations : un accompagnement des foyers participants pour accroître leur consommation de produits bio, sans augmenter leur budget et tout en se faisant plaisir !
Afin d’assurer du lien entre les familles et d’ancrer les défis sur le territoire rhônalpin, une lettre d’information sera envoyée tous les deux mois. La première lettre, parue en décembre, compile témoignages, recettes, informations sur les lieux de vente… La lettre est consultable sur le site www.famillesaalimentationpositive.fr

Cette année, comme en 2013, 200 nouvelles fermes rhônalpines ont choisi de s’engager en agriculture biologique dès l’installation ou en démarrant la conversion d’une exploitation conventionnelle. Rhône-Alpes reste ainsi la 1ère région en nombre d’exploitations bio avec 2 968 fermes bio à la fin 2014. Les surfaces certifiées et en conversion vers la bio atteignent 98 728 ha. Sur l’agriculture rhônalpine dans son ensemble, la bio représente 7,6 % des exploitations et 6,3 % des surfaces régionales, ce qui est plus élevé que la moyenne nationale. Ainsi, le nombre de fermes bio et les surfaces ont augmenté de 5 %. Cette progression est du même ordre que l’an dernier mais bien plus faible que celles à deux chiffres des années 2009 à 2011.

Corabio et Bioconvergence Rhône-Alpes préparent l’édition janvier 2015 du mémento « L’Agriculture bio en Rhône-Alpes, repères 2014 » prochainement disponible sur www.corabio.org

1/3 des produits alimentaires sont gaspillés selon la FAO - Food and Agriculture Organisation of the United Nations - soit une valeur économique de 100 à 160 € par personne et par an. Si le gaspillage alimentaire était un pays il serait après la Chine et les Etats-Unis le troisième émetteur de gaz à effet de serre.
La France, en retard sur le sujet par rapport à ses voisins et notamment l’Allemagne, affiche une ambition forte : réduire de 50% le gaspillage alimentaire à l’horizon 2025.

C’est dans ce contexte que s’est tenu le 9 décembre dernier le colloque « Comment réduire le gaspillage alimentaire ? » organisé par l’ADEME et la DRAAF Rhône-Alpes, afin de rappeler les enjeux économiques, sociaux et environnementaux du gaspillage alimentaire. Parmi les sujets de réflexion abordés :
-    Restauration collective : Comment proposer un service plus qualitatif en réduisant le gaspillage alimentaire ?
-    Don : comment passer d’une belle idée à sa réalisation concrète ?
-    Entreprises : des acteurs engagés pour quels résultats ?
De nombreux acteurs (grossistes, industries agro-alimentaire, conseils généraux, banques alimentaires, sociétés de restauration collective, etc.) ont témoigné de leurs expériences réussies pour la réduction du gaspillage alimentaire. À noter comme exemple rhônalpin le Conseil Général de l’Isère qui a lancé le dispositif « Manger et dépenser autrement » dans 96 collèges. Via des actions telles la sensibilisation des convives, l’accueil individualisé des élèves et l’adaptation des portions le gaspillage est passé de 150gr à 90gr dans les assiettes, soit une réduction de 60gr qui représente 12 731 € annuel de budget réinvestit dans des denrées de qualité comme les produits bio.

Clés pour consommer bio et local, zooms sur les filières biologiques, actualité sur la bio régionale, nationale et européenne, retours d’expériences sur l’introduction de produits bio en restauration collective publique et privée… Pour en savoir plus sur la bio rhônalpine, sa diversité, son évolution et ses défis, le réseau Corabio met à votre disposition de nombreux outils.
-    Le magazine trimestriel Alternatives Bio a vocation à apporter une information générale et d’actualité sur la bio Rhônalpine (lien). Abonnement gratuit sur demande à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
-    Les Guides des bonnes adresses bio sont de précieux outils pour identifier les points de vente bio, si possible en direct du producteur, à côté de chez vous ! Téléchargeables gratuitement sur www.corabio.org, où vous pourrez également consulter l’annuaire des producteurs bio en vente directe.
-    Pour les professionnels de la restauration collective, la lettre d’information Bon Appétit vous en dit plus sur l’introduction de produits bio. Abonnement gratuit sur demande à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
-    À commander ou consulter sur www.corabio.org, des guides vous rappellent l’intérêt de consommer bio et local et luttent contre les idées reçues ! « Petit Guide pour vos amis Biosceptiques », Guide « Manger bio c’est trop cher » et la Plaquette « Céréales et légumes secs de retour dans nos assiettes »
-    Pour les producteurs : La Luciole, bimestriel, premier bulletin des pratiques bio de Rhône-Alpes et le Biofuté, guide des agrofournitures bio de Rhône-Alpes.

À noter également les trois rendez-vous grand public à ne pas manquer en 2015 : le salon Primevère du 20 au 22 février avec une programme de conférences proposé par Corabio, la Fête du Lait Bio dimanche 7 juin pour partager un petit déjeuner bio, local et convivial dans une des fermes participantes, puis du 19 au 27 septembre la semaine Manger Bio et Local, c’est l’idéal !

Dans le cadre de l’opération « Mon Lycée Manger Bio », Corabio analyse chaque année l’approvisionnement en produits biologiques des lycées participants, soit près de 90 lycées sur l’année 2013/2014.
Les résultats de cette étude portent sur les factures transmises par 45 lycées dont les dépenses correspondent à 204 tonnes, soit près 806 000 € de produits bio. Il est intéressant de constater que la part des produits bio dans le budget total alimentaire augmente, lentement mais sûrement (8.7 % en 2013/2014 avec des variations selon les lycées allant de 2.4 % à près de 17 %).
À noter que parmi les produits phares (produits laitiers, fruits et légumes, viande) il existe un important potentiel d’approvisionnement en bio rhônalpin. C’est dans ce sens que va l’accompagnement du réseau Corabio.