rss
Inscrivez vous
Veuillez recopier les 3 caractères captcha 
 
 
 
 


Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, souhaite que l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) propose « des critères pour mettre en place une limite maximale globale pour tous les pesticides présents dans l’alimentation, comme ce qui est fait aujourd’hui pour l’eau ». Cette demande émerge à la suite de l’enquête de Générations Futures sur les résidus de pesticides dans le müesli. Concrètement, elle va demander à l’agence de « réfléchir à une dose maximale de pesticides autorisée par jour par ingestion via l’alimentation, et à la manière dont cela pourrait se traduire concrètement en matière de recommandations de consommations ou de baisses des limites maximales de résidus de pesticides fixées par l’Europe sur certains ingrédients, afin d’aboutir à une ration journalière qui ne soit en moyenne pas trop exposante », indique-t-on au cabinet de la ministre.

> Source et lire l'article complet sur La France Agricole

Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll avait confié en juin 2015 à deux chercheurs, Natacha Sautereau de l’ITAB (Institut technique de l’agriculture biologique) et Marc Benoit de l'INRA (Institut national de la recherche agronomique), la réalisation d’une étude sur les externalités de l’agriculture bio. Le ministère a annoncé une restitution publique en novembre ainsi que les premières conclusions. L’analyse des chercheurs confirme les réels avantages de la bio par rapport à l’agriculture conventionnelle : pas d’externalités négatives sur l’environnement et la santé humaine du fait de l’absence de produits chimiques de synthèse et d’OGM. En outre, il est constaté que les pratiques agrobiologiques permettent de réelles externalités positives. Les chercheurs estiment toutefois qu’il est difficile de quantifier précisément ou de chiffrer économiquement ces avantages du fait de la diversité des systèmes de production, tant en agriculture biologique qu’en agriculture conventionnelle. Ce premier travail doit maintenant être approfondi et préciser notamment la nécessaire rémunération des services environnementaux.

La restauration représente 42% des pertes à la consommation. Sur la totalité du secteur « restauration », la restauration collective (collèges lycées, entreprises, hôpitaux, etc.) représente près d’un repas sur deux. Dans ce contexte, la Direction Régionale de l’ADEME Auvergne-Rhône-Alpes a mené une étude visant à estimer le coût complet des pertes et du gaspillage alimentaire en restauration collective. Un panel de 12 établissements (tous secteurs) a été audité pour les besoins de l’étude (pesées des déjeuners, etc.). L’analyse montre qu’en moyenne 14 % du coût d’achat des matières premières sont perdus. Le coût direct moyen des pertes et gaspillage des matières premières s’élève à 27 cts/repas. En ajoutant les coûts indirects (main d’œuvre pour la préparation, énergie consommée, facture déchets, etc.) le montant s’élève à 0.68 cts/repas.
Concrètement, pour un établissement type collège avec 300 repas, sur 145 jours d’année scolaire, la facture monte à 13 000 € par an.
A noter qu’il existe une forte variabilité des résultats selon les établissements, le type de service (self, service à table ou en chambre, etc.), le type de cuisine (cuisine sur place ou repas livrés), etc.
La réduction des pertes et gaspillages représente une source d’économie non négligeable. C’est également un levier pour les établissements qui peuvent ensuite réinjecter ces économies dans un approvisionnement de produits de qualité et de proximité.

> Plusieurs territoires ont tenté l’expérience et sont recensés par l’ADEME sur la plate-forme : www.optigede.ademe.fr
> Lire la synthèse de l'étude
> Lire le rapport complet

L’édition 2016-2017 du Guide des Fermes de démonstration bio de Rhône-Alpes vient de paraître, dévoilant un réseau professionnel de 82 fermes prêtes à ouvrir leurs portes. Réparties sur l’ensemble du territoire et couvrant toutes les productions, elles représentent une occasion unique de rencontrer des agriculteurs bio sur leur ferme pour échanger sur leur métier, leur parcours de conversion, leurs spécificités techniques et la valorisation de leurs productions. Agriculteurs, jeunes en formation agricole, porteurs de projets à l’installation et autres professionnels du développement et de la production agricole, venez-vous aussi découvrir en quoi l’agriculture biologique est un mode de production viable et vivable aux niveaux économique, social et environnemental.  Le guide ainsi que les fiches de présentation détaillées de chaque ferme sont disponibles en ligne sur www.corabio.org

La vague de conversions en agriculture biologique de 2009 à 2011 avait marqué tous les esprits. En 2016, année record, les fermes d’Auvergne-Rhône-Alpes sont encore plus nombreuses à choisir la bio. Les fermes engagées en bio depuis janvier sont près de 700 à ce jour alors qu’elles étaient 270 à la fin de l’année 2014 ! Les consommateurs et les producteurs, de plus en plus sensibles au respect de l’environnement, de la santé et du bien-être animal, ont poussé ce développement. De plus, le marché des produits bio, en croissance, a demandé ces volumes supplémentaires. Il assure des prix plus rémunérateurs et plus stables que les filières conventionnelles, globalement en crise. Viennent s’ajouter à cela les aides à la bio, qui incitent aussi les conversions. Les élevages de bovins laitiers et allaitants et les céréaliers sont majoritaires. Des dynamiques d’installation se poursuivent également sur diverses productions et elle s’est renforcée en maraîchage.

Des rendez-vous professionnels pour découvrir l'agriculture biologique, c'est le principe de la 5ème édition de la Quinzaine de la Bio, portée par le Pôle Conversion Bio (réseau Corabio, l’Atelier Paysan, Coop de France et la FRCUMA). A travers une trentaine d’évènements et de portes ouvertes sur les fermes bio et lieux de transformation, agriculteurs, porteurs de projets et jeunes en formation agricole sont invités à découvrir l’agriculture biologique rhônalpine au plus proche du terrain. Des témoignages d’agriculteurs et d’opérateurs aux démonstrations de matériels, en passant par des interventions de techniciens, des rencontres et des échanges… cette Quinzaine de la Bio abordera des thématiques sur la quasi-totalité des productions (bovins lait, viande bovine, grandes cultures, petits ruminants, arboriculture et maraîchage). La participation est gratuite !

Toutes les infos sont disponibles sur :

quinzainedelabio.wordpress.com

cartequinzaine2016

familles-a-alimentation-positive

 

Augmenter sa consommation de produits bio sans augmenter son budget, c’est l’objectif des défis « Familles à Alimentation Positive ». Sur la saison 2015/2016, 4 défis ont été organisés cette année en Rhône-Alpes et 5 de plus au niveau national. Le site internet www.famillesaalimentationpositive.fr mis en place en novembre 2015 a permis aux foyers participants de saisir leurs achats en ligne. En moyenne, les foyers ont augmenté leur  consommation de produits bio de 19 points entre octobre 2015 et juin 2016, sans augmenter leur budget (voire même en le diminuant pour une grande majorité d’entre eux). Ils soulignent le lien social et la convivialité engendrés par ces défis et indiquent avoir changé leurs habitudes d’achats et de consommation. Ils portent désormais une attention particulière à l’origine des produits, achètent plus de produits en vrac et s’intéressent davantage au mode de production de leurs aliments. 92 % d’entre eux souhaitent maintenir voire augmenter leur consommation de produits biologiques dans les 6 mois.

 

En 2006, Corabio, avec le soutien de la Région Rhône-Alpes, a lancé une opération pilote visant à introduire des produits biologiques dans les menus des restaurants scolaires afin de garantir une alimentation plus saine aux lycéens et d’offrir un débouché aux agriculteurs biologiques de la région. La 10ème et dernière année1 de l’opération « Mon Lycée mange Bio en Rhône-Alpes » s’est clôturée le 30 juin dernier au lycée Algoud (26) par la journée bilan du programme. Une réflexion a ainsi été amorcée sur la problématique « Comment pérenniser l’introduction de produits biologiques dans les lycées sans subvention ? ». Les échanges entre les différents acteurs du projet ont permis d’aboutir aux préconisations suivantes : mise en place d’un club d’établissements permettant de partager les ressources (recettes, outils de communication,…), amélioration des échanges entre établissements, producteurs et plateformes (visites d’exploitation, forums,…) et intégration des lycéens motivés comme relais de l’information.

1-La Région travaille actuellement à l’élaboration d’un futur programme de renforcement de l’approvisionnement local dans les lycées. Le bio y aura une place à part entière, mais les modalités précises de ce programme sont inconnues à ce jour.

Plus d’info : http://monlyceemangebio.hautetfort.com/

La FNAB, Corabio et le GRAB Auvergne organisent une formation intitulée « Posture, méthodes et outils pour accompagner la transition agricole dans les territoires ». Destinée principalement aux élus et agents territoriaux, chargés de mission et animateurs des collectivités en charge de la mise en œuvre de politiques publiques territoriales, cette formation vise à faciliter les démarches des acteurs de territoire, à gagner en crédibilité (notamment auprès des acteurs agricoles), à dépasser les situations de blocages conflictuels, et à mettre en place les conditions d’une collaboration efficace avec l’ensemble des parties prenantes. La formation est organisée à Lyon les 20 et 21 septembre 2016. 

Les objectifs opérationnels de cette formation sont les suivants :
- comprendre les réalités professionnelles des agriculteurs, les particularités de l’agriculture biologique et les freins au changement,
- maîtriser les outils d’animation pour instaurer un dialogue efficace avec le monde agricole,
- identifier les enjeux communs entre les externalités positives de l’agriculture biologique et les objectifs stratégiques du territoire,
- identifier les acteurs et leur champ de compétences nécessaires au projet,
- s’approprier des outils méthodologiques d’élaboration et de mise en œuvre d’un plan de développement de l’agriculture biologique.

 

> Télécharger le programme complet de la formation

> Télécharger le bulletin d’inscription 

 

Selon le dernier baromètre de l’Agence Bio, à l’instar des fermes et producteurs qui se tournent vers la bio, les achats de produits biologiques sont en forte progression en restauration collective : +18% en 2015 par rapport à 2014, estimés à 225 millions d’euros HT en 2015. Le secteur scolaire reste le secteur pionnier sur cette thématique, avec 3 établissements sur 4 proposant des produits bio, suivi du secteur travail (entreprises, administrations) avec 60% des établissements et des secteurs santé et social (à peine 25% des établissements).

Lorsqu’ils sont introduits, la part des produits biologiques représentent 14% des achats des établissements. Ce sont majoritairement des produits frais (fruits, produits laitiers, légumes), des produits d’épicerie (pâtes, riz, céréales).  Parmi ces achats bio, les approvisionnements locaux sont privilégiés : 78 % des achats bio sont d’origine Française et plus de 50 % d’origine régionale. Les produits importés restent des produits en majorité non produits en France (agrumes, fruits exotiques, etc.) ou très peu présent.

Côté perspectives, la dynamique pourrait se confirmer pour les années à venir : 21% de non acheteurs de produits bio actuellement déclarent en avoir l’intention. Toujours selon l’Agence Bio, en 2017, la part des achats bio pourrait être de 18% en moyenne.

L’agriculture biologique constitue l’un des leviers les plus efficaces pour reconquérir et préserver la qualité de l’eau, et cela en limitant les dépenses publiques et en favorisant une gestion durable des territoires. La preuve ? Les résultats des expérimentations menées sur les territoires qui composent le réseau des sites pilotes Eau & Bio, comme la Biovallée dans la Drôme. La Communauté de Communes de la Vallée de la Drôme (CCVD), la FNAB, Agribiodrôme, en partenariat avec le Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer (MEEM) et Mairie-Conseils se sont ainsi réunis les 10 et 11 mai pour enclencher une réflexion sur la transition agricole des territoires. Ces journées ont permis de découvrir – à travers des visites de terrain et témoignages d’acteurs impliqués – des processus de transition agricole territoriaux en milieu rural (CCVD) ou périurbain (Grenoble Alpes Métropole, St Etienne Métropole) et d’échanger sur la place et le rôle des collectivités dans le développement économique agricole.

Pour en savoir plus : www.eauetbio.org/voyage-etude-biovallee

Le 4 mai dernier a eu lieu à Corabio la restitution du projet tuteuré « Qui sont les nouveaux bio rhônalpins ? » réalisé par 4 étudiants de la licence ABCD de la MFR d’Anneyron auprès de 120 agriculteurs bio (sur les 350 nouvellement engagés entre début 2015 et mars 2016).  

En tête des résultats de l’étude figure la grande disparité géographique à l’échelle de la région, l’Ardèche et la Drôme concentrant 46% des nouveaux bio, contre 13% pour les deux Savoie. Les nouveaux bio rhônalpins seraient principalement issus de conversion (72%), hommes pour la plupart (75%) et plus jeunes que la moyenne nationale (tranche d’âge majoritaire : 30-39 ans). La majorité d’entre eux se lanceraient en bio individuellement (86%) et hors cadre familial (59%). En tête des productions figurent bovin viande (circuits courts et longs), bovin lait (surtout circuits longs), caprin lait (surtout circuits courts), maraîchage (100% circuits courts) et arboriculture (châtaigniers).

Leurs principales motivations sont d’ordre éthique (50%), économique (30%), sanitaire ou environnemental (20%). Pour un tiers d’entre eux, le passage en bio ne s’est pas fait sans difficultés techniques, administratives et/ou sociales, notamment en termes d’intégration au voisinage. Interrogés sur leurs besoins actuels, beaucoup déclarent être en quête de groupes d’échanges mixtes et bio et demandent d’avantage de visibilité et de clarté sur les structures d’accompagnement existantes.

Un dossier complet sera consacré au sujet dans le prochain numéro d’Alternatives Bio publié à l'été 2016.