Dans un contexte de développement de la bio sans précédent, le paiement des aides à la bio accusait fin 2016 un retard important mettant gravement en péril nombre d'exploitations agricoles. Les aides à la bio de 2015 n’avaient toujours pas été intégralement versées aux agriculteurs bio et celles de 2016 ne le seront pas avant mi-2017. Conscient de la situation, le ministère a finalement répondu aux demandes des agriculteurs en annonçant le versement fin janvier d’une revalorisation de l’Avance de trésorerie remboursable (ATR) pour les Mesures Agro-Environnementales et Climatiques (MAEC) et les Aides bio 2015, ainsi que la mise en place en mars d’une ATR pour les MAEC et les Aides bio 2016. Si cette annonce est nécessaire et bienvenue, elle ne sera pas suffisante pour redresser les trésoreries. Tant qu’ils ne seront pas solutionnés, ces retards contraires au droit européen continueront de représenter une vraie catastrophe pour les femmes et les hommes qui se sont récemment engagés en bio et dont les fermes sont les plus fragiles.